Le diabète de type 2 touche de plus en plus de monde, et de plus en plus tôt. Trop souvent, les patients se focalisent sur le seul sucre, alors que la prise en charge diététique est bien plus vaste. Quelles sont les principales adaptations alimentaires auxquelles procéder? Nous avons rencontré Jacqueline Absolonne, diététicienne à l’Association belge du Diabète*.
Contrairement au diabète de type 1, dont l’incidence augmente sans que les raisons ne soient bien identifiées, la progression fulgurante du diabète de type 2 est clairement à mettre sur le compte du fléau de la surcharge pondérale et de l’obésité. Plus de 90% des personnes diabétiques sont en excès de poids. Pourtant, si la corpulence est associée à des signes extérieurs visibles, et que la mesure du tour de taille suffit bien souvent pour mettre la puce à l’oreille, le dépistage des glycémies perturbées en vue d’une prise en charge précoce est encore loin d’être optimal.
Manger moins, bouger plus
Les mesures hygiéno-diététiques du diabète de type 2 reposent donc largement sur la perte des kilos de graisse en excès, ce qui permet d’améliorer la glycémie. Elles comprennent désormais obligatoirement le volet activité physique: le repère préconisé par l’OMS est de 150 minutes d’activité d’endurance ou 75 minutes d’activité intense par semaine.
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