Les aliments gras sont appréciés pour procurer, à court terme, du réconfort. Mais paradoxalement, ils pourraient aussi favoriser l’anxiété, à en croire ces nouveaux travaux menés chez le rongeur. Un effet qui passerait une fois de plus par l’axe intestin-cerveau…
Le gras, comme le sucre, active le système de la récompense, procurant un réconfort éphémère. Ce qui explique que les denrées grasses et/ou sucrées sont souvent utilisées à cette fin, notamment en situation de stress (nourriture « émotionnelle »). Par ailleurs, les denrées riches en graisses sont impliquées, parmi d’autres, dans l’épidémie d’obésité, parce qu’elles constituent une forme particulièrement concentrée d’énergie. Et obésité et anxiété sont connues pour aller souvent de pair, et qui plus est, sont en augmentation dans nos sociétés urbaines modernes. Les travaux chez l’animal ont montré que l’obésité induite par une alimentation riche en graisse augmente la neuro-inflammation et les réponses comportementales défensives liées à l’anxiété. Et certaines recherches suggèrent que le microbiome intestinal et le système sérotoninergique cérébral sont impliqués.
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