Yaourt, riz et banane seraient bénéfiques selon les patients atteints de maladies inflammatoires intestinales enrôlés dans cette étude, contrairement au lait, aux sodas et aux haricots.

En cas de maladie inflammatoire intestinale (IBD), l’approche diététique est tout sauf rigide, tant la tolérance peut différer d’un sujet à l’autre. Ce qui est valable pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre, même s’il existe certaines grandes lignes communes, comme la suppression des aliments pouvant avoir un effet irritant (le son de mouture grossière, par exemple).

La perception du patient revêt une grande importance, qu’elle soit subjective ou non. D’où l’intérêt de cette étude réalisée par une équipe de l’Université de Pennsylvanie à Philadelphie, qui a identifié les aliments qui, selon les patients atteints d’IBD, sont les plus souvent cités pour avoir une influence sur les symptômes.

Il en ressort que le yaourt, le riz et la banane sont les aliments les plus souvent cités comme ceux associés à une amélioration des symptômes. Les aliments qui, au contraire, sont associés à une aggravation des symptômes sont sensiblement plus nombreux.

Les plus fréquemment cités sont les légumes, les mets épicés, les fruits, les noix et autres fruits à coque, les aliments frits, le lait, la viande rouge, les sodas, le popcorn, les produits laitiers, l’alcool, les aliments riches en fibres, le maïs, les aliments gras, les graines, le café et les haricots secs.

Les auteurs soulignent la nécessité de mettre en place des études prospectives, pour déterminer dans quelle mesure l’alimentation influence le décours de la maladie.

Rappelons qu’il n’y a pas de règle universelle en matière d’éviction des aliments, seuls ceux qui aggravent les symptômes doivent être proscrits, l’objectif étant de maintenir une alimentation aussi équilibrée que possible.

NG

Nicolas Guggenbühl

Diététicien nutritionniste - Rédacteur en chef - Partner & Senior Nutrition Expert - Karott'

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