Obésité, syndrome métabolique, diabète,… autant de situations associées à des lésions vasculaires précoces. Même avec des effets modestes sur la cholestérolémie, l’alimentation offre un potentiel préventif appréciable, surtout à long terme. Quelle est la place des aliments enrichis en stérols ou stanols végétaux dans la prévention cardiovasculaire?
La Société Européenne d’Athérosclérose (EAS) a élaboré un nouveau consensus d’opinions. Rencontre avec le Dr Olivier Descamps, lipidologue et interniste à l’Hôpital de Jolimont, membre du Panel du Consensus de l’EAS.
Les maladies cardiovasculaires (MCV) ont légèrement diminué ces dernières années, mais elles restent une cause majeure de mortalité. Et le pire pourrait être à venir. En effet, le développement fulgurant de l’obésité, du syndrome métabolique et du diabète dans le monde est associé à une incidence sans cesse croissante d’athérosclérose prématurée et de maladies cardiovasculaires. Actuellement, le poids des maladies cardiovasculaires dans l’escarcelle des soins de santé est estimé à 196 milliards d’euros par an, dont environ la moitié imputable à des coûts de soins de santé directs. La plupart des dépenses publiques sont liées au traitement, et pour l’EAS, il est urgent d’investir dans la prévention des MCV pour améliorer la santé des populations européennes et pour endiguer les conséquences socio-économiques.
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