Tous les travaux menés sur les allergies alimentaires indiquent que, très tôt dans la vie, le microbiote a besoin «d’entraînement», afin de réagir efficacement aux agressions auxquelles il devra faire face au cours de la vie. Il doit apprendre non seulement quoi attaquer, mais aussi quoi tolérer, condition sine qua non pour mieux prévenir le risque allergique. Et des interventions pour l’y aider existent.
Le meilleur ami de l’homme, meilleur ennemi de l’asthme
Plusieurs travaux confortent par exemple l’idée selon laquelle l’exposition des enfants aux animaux depuis leur plus jeune âge pourrait renforcer le microbiote intestinal. L’un d’entre eux, mené chez des souris exposées à de la poussière venant de maisons avec des chiens, montre que leur microbiote protégé contre l’asthme et les allergies respiratoires se différencie des autres: il serait plus riche en une bactérie, Lactobacillus johnsonii.
Un microbiote différent en cas d’allergie
Une étude européenne plus récente abonde dans ce sens. Les auteurs ont comparé 192 échantillons fécaux collectés entre 1 et 12 mois auprès de 28 enfants en bonne santé et 20 enfants présentant des symptômes allergiques vers l’âge de 7 ans.
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