La dénutrition sévit souvent insidieusement chez la personne âgée et dans le traitement du cancer, et aggrave tout pronostic. Nourrir est un objectif préventif et thérapeutique à part entière. Rencontre avec Hélène Lejeune, présidente de l’Union Professionnelle des Diététiciens de Langue Française (UPDLF) et responsable du Groupe des diététiciens en gériatrie, qui nous parle de la dénutrition.
La dénutrition survient lorsque les apports alimentaires sont insuffisants pour couvrir les besoins nutritionnels. Elle peut toucher les adolescents et les jeunes adultes souffrant d’anorexie, les personnes souffrant de pathologies sévères (cancer…), y compris les enfants, les personnes âgées. Mais c’est surtout en surtout gériatrie et en oncologie que se pose l’épineux problème de la dénutrition, précise Hélène Lejeune. En gériatrie tout particulièrement, c’est une spirale infernale : plus on se dénutrit, plus on est mal, et plus on se dénutrit. La dénutrition survient presque naturellement avec l’âge, notamment parce que le seuil de satiété est plus bas, et qu’il y a de nombreux facteurs qui freinent l’anabolisme. En clair, chez la personne âgée, il faut plus de calories et de protéines pour produire 1 kg de masse cellulaire active.
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