Limiter sa consommation d’histamine et celle d’aliments histamino-libétateurs semble devenir LE nouveau régime tendance dans la quête d’un confort intestinal. Mais gare à l’autoprescription et à la mise en place de restrictions intempestives.
La santé intestinale est un des grands thèmes émergents, reflet du nombre croissant de situations où le tube digestif est perturbé, ce qui affecte la qualité de vie. Mais aussi, par la multitude de régimes, conseils hygiénodiététiques en circulation, et aisément accessibles à tout un chacun : sans lactose, sans gluten, pauvre en FODMAPs… et de plus en plus « pauvre en histamine ».
Les intolérances alimentaires, dont celle à l’histamine, sont en augmentation ; elles toucheraient désormais près d’une personne sur cinq dans le monde. Parmi les différentes théories avancées pour expliquer cette évolution, c’est probablement la théorie hygiéniste qui est la plus pertinente. En évoluant dans un environnement devenu microbiologique trop propre et pauvre, notre système immunitaire surréagit plus facilement à diverses protéines alimentaires. Les modifications hormonales survenant à la ménopause, les cycles menstruels et, plus récemment, le COVID long, ont aussi été avancés comme des causes favorisant l’intolérance à l’histamine.
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