Fibres, FODMAPs… La production de gaz dans l’intestin doit certes être contrôlée en cas de syndrome de l’intestin irritable (SII). Mais l’objectif ne consiste pas à supprimer toute fermentation, au risque de nuire au microbiote intestinal… et au SII !
Le syndrome de l’intestin irritable est devenu une maladie chronique très fréquente. Elle affecterait 4,1 % de la population mondiale, et grimperait même jusqu’à 11 % la population de pays occidentaux 1,2. Bien que son origine reste floue, ces dernières années ont permis de mettre en évidence plusieurs facteurs physiopathologiques importants, en particulier les troubles de la régulation de l’axe cerveau-intestin, l’augmentation de la sensation viscérale, l’altération de la fonction motrice et sécrétoire des intestins, les troubles de la composition du microbiote intestinal et les antécédents de diarrhée infectieuse (syndrome du côlon irritable post-infectieux). Les troubles psychiatriques sont très fréquents, avec une prévalence de 70 à 90 % chez les patients souffrant du SII.
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