Bilophila wadsworthia. Ce nom ne vous dit probablement rien. Chez un individu sain, elle représente moins de 0,1% des bactéries du microbiote intestinal. Mais chez des individus dont l’alimentation est riche en graisses, elle est plus abondante et détériore des paramètres du syndrome métabolique.
Les modifications de la composition du microbiote sont couramment associées à des dysfonctionnements métaboliques, sans pour autant que les mécanismes qui sous-tendent cette relation soient encore bien compris. Une équipe de chercheurs de l’Inra, de Danone, de l’AP-HP (Assistance Hôpitaux Publique de Paris), de l’Inserm et de l’Université de Sorbonne vient de mettre en évidence, dans une étude préclinique in vivo, que les troubles métaboliques liés à un régime alimentaire riche en graisses sont aggravés par la prolifération d’une bactérie intestinale pro-inflammatoire, Bilophila wadsworthia, qui contribue à détériorer la barrière intestinale.
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