Collecter les urines pour fabriquer des engrais azotés plus verts? L’idée fait son chemin, mais se heurte à une question: l’urine peut-elle transmettre la résistance aux antibiotiques de l’ADN de bactéries qu’elle contient? Le risque semble faible.
Cela fait des millénaires que les fermiers collectent les urines de leurs animaux pour fertiliser les sols. À l’heure où se développe l’économie circulaire, l’urine humaine apparaît comme une véritable mine d’or qui ne devrait pas être envoyée à l’égout, mais pourrait être collectée pour lui donner une deuxième vie. Il existe d’ailleurs déjà des projets de recherche dans lesquels de l’urine humaine est collectée par l’intermédiaire d’urinoirs spéciaux, ce qui permet de surcroît de limiter la consommation d’eau.
Mais si l’urine contient bien des substances qui peuvent être récupérées et transformées en produits tels que des engrais, il y a un obstacle important. En effet, l’urine peut aussi contenir de l’ADN de bactéries devenues résistantes aux antibiotiques. Or, cette résistance est susceptible d’être transmise à d’autres organismes si cet ADN se retrouve dans l’engrais.
Commentaires
La discussion est réservée aux membres
Connectez-vous pour consulter les commentaires des autres professionnels de santé et partager le vôtre. L'inscription est gratuite.
Se connecter Créer mon compte gratuitement