De nouvelles données montrent qu’une partie importante de la population belge n’ingère pas suffisamment de vitamines A et D. Les auteurs pointent des manquements dans les pratiques de fortification et de supplémentation.
Disposer de données actualisées sur les apports nutritionnels de la population en Belgique est suffisamment rare pour être souligné. Ici, des chercheurs de l’Institut Scientifique de Santé Publique (ISP) et de l’Université de Gand se sont intéressés, sur base des données de la dernière enquête de consommation alimentaire, aux apports en vitamines liposolubles: A, D, E et K. Ils ont pris en compte de façon distincte la contribution des aliments courants, des aliments fortifiés et des suppléments.
Manque de vitamines dans toutes les tranches d’âge
Pour ce faire, les auteurs ont utilisé les données de la dernière enquête de consommation alimentaire 2014 réalisée par l’ISP. Les résultats, publiés dans la revue Nutrients, montrent que même en cumulant les apports des différentes sources (donc avec les aliments fortifiés et les suppléments), des apports inadéquats pour la vitamine A apparaissent dans toutes les tranches d’âge. Ils sont d’au moins 6-7 % parmi les 3 à 6 ans, et sont les plus élevés chez les adolescents (26 % chez les filles, 34 à 37 % chez les garçons).
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