L’aspartame fait peur, le stévia rassure. L’un sort des laboratoires et a une connotation artificielle, l’autre est issu des champs de Stevia et cultive une image naturelle. Des tableaux très différents qui ne sont pourtant pas le reflet de ce que la science exprime et de ce que la réglementation autorise…
Voici plusieurs années que l’aspartame souffle le chaud et le froid: l’édulcorant le plus utilisé et qui fait partie des substances les plus étudiées en nutrition est régulièrement accusé de bien des maux, du mystérieux syndrome de la Guerre du Golfe aux tumeurs cérébrales.
L’arrivée récente sur le Vieux Continent de l’édulcorant extrait de Stevia rebaudiana a donné une bouffée d’air frais au marché, qui surfe désormais allègrement sur l’origine naturelle, végétale et exotique du nouveau venu. Certains fabricants ont même décidé de supprimer l’aspartame de leurs formulations, moins pour des raisons de sécurité objective que comme argument marketing, ce qui ne manque pas d’entretenir, et même d’exacerber les craintes vis-à-vis de l’édulcorant. Le «sans aspartame» est devenu aux édulcorants intenses ce que le «sans sucres» est devenu aux denrées avec sucres ajoutés…
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