Des travaux chez la souris révèlent comment l’intestin absorbe plus ou moins de graisse selon les rythmes circadiens, et montrent un rôle essentiel pour le microbiote dans cette modulation.
L’horloge biologique (ou horloge interne ou circadienne), qui régit les cycles d’activités d’un certain nombre de processus biologiques (veille et sommeil, sécrétions hormonales, température corporelle…), se synchronise sur 24h notamment par la rétine qui fait le lien avec la lumière du jour. On savait déjà qu’une désynchronisation provoquée par exemple lors du travail de nuit ou de nuits trop courtes était associée à des comportements alimentaires favorisant les aliments de densité énergétique élevée, à des modifications des taux de ghréline et leptine incitant à la prise alimentaire et à un risque accru d’excès de poids/d’obésité.
La muqueuse intestinale a son horloge biologique
Mais ce que l’on ne savait pas jusqu’à présent, c’est que dans ce processus qui nous relie d’une part aux cycles jour/nuit et à l’aptitude à stocker du gras, il y a un nouveau venu qui décidément est partout: le microbiote intestinal. C’est en tout cas ce que révèlent de nouvelles recherches menées chez la souris par une équipe du UT South western Medical Center à Dallas (États-Unis).
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