On estime les besoins en magnésium à 6mg/kg/jour, mais la nourriture occidentale naturellement pauvre en ce minéral ne suffirait pas à couvrir nos besoins exogènes. D’autant que l’utilisation des engrais phosphatés dans les cultures diminuerait la fixation du magnésium dans les végétaux. Si bien qu’aujourd’hui, comme l’a souligné l’étude Suvimax, une proportion importante de la population (85% en France) ne parvient pas à atteindre les apports nutritionnels quotidiens recommandés!
Alors, déficit ou pas et quelles conséquences?
Le magnésium alimentaire vient principalement des mollusques, du chocolat, des eaux minérales (naturellement riches en cet oligo-élément), des fruits et des légumes secs, mais aussi des noix du brésil, de cajou, de Grenoble, des amandes, des bananes, des produits céréaliers complets, etc.
Mais compte tenu de l’existence d’un polymorphisme génétique du transport du magnésium, on sait que certains individus ont une prédisposition naturelle à l’hypomagnésie, tandis que d’autres sont sujets à l’hypermagnésie. On sait aussi qu’en présence d’un déficit alimentaire en magnésium, la concentration de magnésium sanguin baisse et qu’une baisse plus importante encore de l’excrétion urinaire du magnésium se produit. Les reins réabsorbent alors une grande partie du magnésium filtré, pour tenter de pallier au déficit alimentaire.
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