Antioxydant potentiellement protecteur, le bêta-carotène, sous sa forme synthétique, a également été associé à un risque accru de cancer du poumon. L’EFSA fixe dès lors une quantité maximale.
Le bêta-carotène souffle le chaud et le froid. D’un côté, des taux sériques élevés en bêta-carotène, que l’on trouve typiquement chez les grands consommateurs de fruits et légumes, ont été associés à une moindre prévalence de divers cancers, dont celui du poumon. D’un autre côté, certains travaux ayant administré du bêta-carotène synthétique à de grands fumeurs (plus d’un paquet par jour) ont suggéré l’effet inverse, à savoir un risque accru de cancer pulmonaire.
Outre la présence dans les végétaux, le bêta-carotène (de synthèse) fait partie de la composition de bien des suppléments alimentaires, et se retrouve encore dans les aliments sous forme d’additif (E 160a). La commission Européenne a demandé à l’Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA) de se pencher sur le sujet, afin de déterminer une limite supérieure tolérable pour l’exposition par les suppléments alimentaires, ainsi que par les additifs.
Commentaires
La discussion est réservée aux membres
Connectez-vous pour consulter les commentaires des autres professionnels de santé et partager le vôtre. L'inscription est gratuite.
Se connecter Créer mon compte gratuitement