En dépit de sa composition nutritionnelle très intéressante, le poisson soulève de nombreuses questions durant la grossesse. La présence de contaminants provenant de l’environnement chez certaines espèces incite à limiter sa consommation. L’Anses, en France, en a établi la liste.

Ces dernières années, la consommation de poissons gras a souvent été au cœur de débats. Leur contenu en oméga-3 dits «à longue chaîne» (EPA, acide eicosapentaénoïque et DHA, acide docosahexaénoïque) les rendent très intéressants pour le développement et la fonction de la rétine, du cerveau et du système nerveux. Cependant, la pollution de l’environnement vient gâcher quelque peu ce profil nutritionnel idyllique. En effet, les polychlorobiphényles (PCB) et les dioxines se retrouvent préférentiellement dans les poissons les plus gras (anguilles) ainsi que dans certains poissons bioaccumulateurs (barbeau, brème, carpe, silure), et le méthyl-mercure dans les poissons prédateurs sauvages.

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Les recommandations de l’Anses pour la grossesse

Afin d’assurer tous les bienfaits de la consommation de poissons, tout en minimisant les risques de surexposition à certains contaminants, l’ANSES a défini plusieurs recommandations pour les populations sensibles, dont les femmes enceintes font assurément partie. Pendant la grossesse et jusqu’à l’âge de 3 ans, le cerveau de l’enfant est particulièrement vulnérable à l’action toxique du méthyl-mercure et des PCB. L’ANSES attire donc l’attention sur la consommation des poissons suivants pour ces populations:

Poissons prédateurs sauvages (thon, lotte, loup, bonite, empereur, grenadier, flétan, brochet, dorade, raie,…) Espadon, marlin, siki, requin et lamproie Mesures spécifiques d’hygiène à respecter
Femmes allaitantes À LIMITER À ÉVITER Mêmes recommandations que la population générale
Femmes enceintes et enfants de moins de 3 ans À LIMITER À ÉVITER
  • Éviter la consommation de poissons crus ou insuffisamment cuits ou de poissons fumés
  • Éviter la consommation de coquillages crus ou peu cuits
Autres personnes sensibles (personnes âgées, immunodéprimées, etc.) Pas de recommandation particulière Pas de recommandation particulière
  • Éviter la consommation de coquillages crus ou peu cuits
  • Cuire soi-même les crustacés

 

Les recommandations de l’Anses pour la population générale

Elles sont relativement simples et bien connues de tous:

L’ANSES a également développé une infographie très utile qui résume l’ensemble de ses recommandations:


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Source

 Anses, www.anses.fr, 27/02/2019, consulté le 01/04/19.

NR

Nicolas Rousseau

Diététicien nutritionniste Karott' - Partner, Digital Expert & Nutrition Strategist

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