Contre toute idée reçue, le taux de perte de poids n’affecte pas la proportion de poids repris dans les mois qui suivent la fin du régime, du moins chez les personnes en fort surpoids. Ces conclusions publiées dans le Lancet Diabetes & Endocrinology suggèrent que la vitesse à laquelle le poids est perdu n’affecte pas la vitesse à laquelle il est repris, et confirment que le vrai défi est, quel que soit le régime, le maintien de la perte de poids.
Les chercheurs de l’Université de Melbourne et de l’Université «La Trobe» (Australie), ont mené cet essai contrôlé randomisé (RCT), chez 200 participants, âgés de 18 à 70 ans et atteints d’obésité. L’idée est de comparer l’effet d’un programme de perte de poids rapide très faible en calories (450-800 kcal par jour) vs un programme progressif (sur 36 semaines, avec réduction de 400 à 500 kcal par jour) au niveau des taux de perte et de reprise de poids.
Les lignes directrices recommandent une perte de poids progressive pour le traitement de l’obésité, pour la raison qu’un poids vite perdu est plus vite retrouvé. Dans une première phase, les participants ont donc suivi l’un des programmes de perte de poids, dans un second temps, ils ont suivi une même phase de maintien du poids à long terme.
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