Une consommation élevée d’aliments ultra-transformés est-elle associée à une augmentation du risque de mortalité global? Oui, selon une étude menée chez près de 45 000 Français âgés de plus de 45 ans, même si d’autres recherches prospectives doivent confirmer ces résultats.Dans cette étude de cohorte portant sur 44 551 Français âgés de 45 ans et plus, une augmentation de 10% de la proportion de consommation d’aliments ultra-transformés était associée de manière significative à un risque de mortalité toutes causes confondues de 14%.
Une population suivie pendant 8 ans
De plus en plus de preuves s’accumulent en défaveur des aliments ultra-transformés. Pour rappel, la classification NOVA est reconnue aujourd’hui comme le standard de la définition des aliments selon leur niveau de transformation. Elle est basée sur la nature, le degré et le but du processus de transformation industriel des aliments avant leur consommation. Les évidences scientifiques actuelles suggèrent qu’un apport élevé en aliments ultra-transformés est associé à une incidence plus élevée de maladies non transmissibles. Cependant, à ce jour, l’association entre la consommation d’aliments ultra-transformés et le risque de mortalité n’a jamais été étudiée.
Cette étude de cohorte prospective observationnelle a sélectionné des adultes de 45 ans ou plus issus de l’étude française NutriNet-Santé. Les participants éligibles devaient avoir complété au moins 1 série de 3 anamnèses diététiques en ligne (rappel de 24h) au cours de leurs deux premières années de suivi.
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