La vision classique des apports et des dépenses énergétiques dans la genèse de l’obésité est-elle dépassée? Il semble qu’il faille désormais aussi tenir compte d’autres facteurs, comme les perturbateurs endocriniens omniprésents dans l’environnement.
Obésité et diabète ne cessent de croître, et sont principalement attribués à une ingestion calorique excessive, par rapport à des dépenses devenues trop faibles. Ce schéma classique doit-il évoluer? C’est ce que suggèrent des données récentes, dont un rapport publié en 2012 par le Réseau Environnement Santé et la Mutualité Française.
Celui-ci met en avant le rôle de perturbateurs endocriniens: substances organochlorées tels que pesticides, agents ignifugeants comme les PCB, le bisphénol A (BPA), les phtalates et même les métaux lourds sont repris dans cette catégorie. Ces composés pourraient perturber le tissu adipeux, qui n’est désormais plus vu comme un simple lieu de stockage des graisses, mais comme un organisme sous contrôle hormonal.
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